« J Dilla était un beatmaker de génie » : ce qui était déjà une évidence pour les fans de hip-hop de son vivant est devenu une lapalissade pour tous les amateurs de musique 12 ans après sa mort. C’est une chose de le savoir, c’en est une autre de l’entendre. Ci-dessous, un exemple pour nous rafraîchir la mémoire et attester une bonne fois pour toutes que le qualificatif de génie n’était pas galvaudé en ce qui concerne le beatmaker de Detroit.

ORIGINAL : The Singers Unlimited – « Clair »

Les formations jazz a cappella, on vous l’avoue, ce n’est pas vraiment notre tasse de thé. Ceci dit, ça vaut le coup de se forcer un peu et d’écouter ce morceau en entier puisque la partie samplée se trouve à la toute fin. Allez, un peu de courage, ça ne dure que 2’42.

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VERSION SAMPLEE : Slum Village – « Players »

Ou comment démontrer le génie de J Dilla, en 3 temps :

1/ La source : il faut avoir l’idée de chercher un sample dans un morceau original pareil,  la patience pour l’écouter jusqu’au bout et le talent pour « entendre » la possibilité d’un sample dans ces harmonies vocales.

2/ Le son : prendre ces « doo-doo » vocaux, les ralentir, les découper et les réorganiser comme les nappes d’une mélodie ambiante, franchement, c’est très fort.

3/ Le détail qui tue :  jouer sur la consonance entre le prénom « Clair » de l’original et le mot « players » pour orienter notre écoute de manière subliminale et nous faire entendre le titre de la chanson, à ce niveau-là, c’est quasiment de la manipulation mentale.

CQFD.

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